
« On parle beaucoup de sécurité, notamment sur nos artères. Cette mesure est un des outils intéressants à notre disposition. Avant de mettre des stops et des passages pour piétons partout, on va y aller étape par étape », explique la mairesse d’arrondissement, Anie Samson.
Cette initiative aura un impact sur les citoyens, indique la mairesse, notamment par le retrait de huit espaces de stationnement par carrefour.
« Selon le Code de sécurité routière, on doit dégager toutes nos intersections de cinq mètres. Actuellement, on ne l’applique pas ou sur plainte. C’est de la tolérance. Là, on dit aux citoyens, techniquement on vous enlève des places de stationnement, mais vous êtes déjà là de façon illégale. On le fait au nom de la sécurité. C’est un devoir de délimiter ces zones-là », affirme Mme Samson.
En contrepartie, les espaces récupérés pourront être aménagés afin d’augmenter la qualité de vie des résidents.
« Dès l’année prochaine, il y aura des supports à vélo qui y seront ajoutés, des plantations et des saillies de trottoirs », fait valoir la mairesse.
Avant d’aller de l’avant avec cette mesure, l’arrondissement l’a testée auprès de résidents de Saint-Michel, au cours du mois de mai. Aucune plainte n’a été émise.
« On n’avait annoncé à personne ce projet pilote. Même nous, on l’ignorait. Ainsi, on voulait voir la réaction des citoyens et personne n’a réagi. Alors, on s’est dit que c’était très bon pour démarrer le processus dans tout l’arrondissement », mentionne-t-elle.
Au cours de l’été, une centaine d’intersections seront peintes en jaune dans VSP. Dans le quartier Villeray, les rues de Liège, Faillon et Drolet ainsi que l’avenue de Gaspé sont envisagées. Dans Parc-Extension, les rues Saint-Roch et Hutchison ainsi que l’avenue Ogilvy ont été ciblées.
« On veut marquer nos 1284 carrefours. On se donne jusqu’en 2017 pour y parvenir, mais on pense finir le tout en deux ans », laisse savoir Mme Samson, qui ajoute que l’arrondissement a libéré 20 000 $, cette année, pour le marquage.
Toutefois, cette signalisation pourrait ne pas être suffisante pour accroître la sécurité et la visibilité des piétons et des cyclistes.
« Sur certaines rues, cette mesure règlera complètement le problème. Sur d’autres, ce ne sera pas assez et il faudra ajouter d’autres composantes, telles que des bollards ou des pots de fleurs », souligne-t-elle.